Bâtir sur une base de confiance !

Lors de la séance de juin du Conseil général, une grande discussion concernant l’attribution d’un droit de superficie à une coopérative d’habitation a eu lieu. Durant cet échange, le PLR avait déploré le manque de transparence qui entourait cette transaction. D’une part, aucun appel d’offre public n’avait été réalisé par la Ville, et d’autre part, le montage financier permettant à cette coopérative d’obtenir ce droit nous semblait plus que bancal. Au final, la majorité de gauche avait soutenu ce projet.

Le groupe PLR, dans un esprit constructif, estime que des garde-fous doivent être mis afin d’éviter qu’un dossier aussi mal ficelé ne devienne la règle. Il a ainsi fait inscrire à l’ordre du jour de la prochaine séance du Conseil général deux points qui devraient amener davantage de transparence. Premièrement, une interpellation concernant les critères d’attribution pour les futures coopératives d’habitation a été déposée. Elle permettra au conseil communal de nous informer sur les efforts qu’il compte entreprendre pour s’assurer d’un traitement des dossiers futurs sur la base de critères réellement pertinents. Deuxièmement, nous demandons également une modification du règlement communal pour préciser clairement que l’octroi de droits de superficie doit répondre aux mêmes règles de transparence que la vente d’immeubles.

Bientôt de nouveaux projets immobiliers s’ouvriront, notamment l’Ensemble Gouttes-d’Or, et nous souhaitons sincèrement que les autres groupes soutiendront notre recherche de transparence et de clarté. Le groupe PLR souhaite que la Ville de Neuchâtel puisse continuer à se développer sur la base de son actuel concept d’urbanisation avec la confiance de ses citoyens et contribuables.

Dessin de Delucq posté sur le site du Huffington Post

Dessin de Delucq posté sur le site du Huffington Post

Welcome home Swisscoy 30th… be proud

swisscoyUn peu de mélancolie m’habite. Il n’y a eu aucun article dans les journaux, mais hier s’est déroulé le changement de commandement de la Swisscoy au Kosovo. Le 31e contingent a pris ses quartiers et a commencé sa mission de 6 mois. On n’en parle plus, car l’ébola, le groupe Etat Islamique et l’Ukraine ont tourné vers eux les caméras du monde entier.

Il y a encore chaque jour environ 220 hommes et femmes Suisses qui s’impliquent tout au long d’épuisantes journées de travail à faire en sorte qu’un petit Etat au centre des Balkans puisse retrouver la paix en son sein et avec ses voisins. La Swisscoy est présente depuis 15 ans dans le cœur d’un conflit qui fût à l’époque lui aussi au centre de l’attention médiatique.

Je suis fier d’avoir fait partie de cette aventure. La 22nd Swisscoy : Kosovo’s finest. Un engagement important pour moi, mais également vis-à-vis de la population locale et de la politique de sécurité de notre pays. Un gros semestre qui m’a permis de connaître des gens formidables et grâce auquel j’ai pu nouer de véritables amitiés. C’est dans ce genre de situations que l’on remarque vite sur qui l’on peut se fier.

Le 30e contingent rentre au pays sera renvoyé à la maison après un discours trop long et un verre trop petit. Loin des caméras. Ces héros de l’ombre, tant décriés par les utopistes qui pensent que la Suisse ne doit pas s’investir activement à l’étranger et les bien-pensants qui ne voient même pas l’utilité d’une armée, alors que cette dernière apporte une véritable plus-value à tout un peuple à moins de 2h de vol.

Je suis ému et fier. Merci à tous les camarades de la Swisscoy pour votre engagement. Merci d’avoir sacrifié une partie de votre vie de famille, de vos études, de votre confort de tous les jours pour promouvoir activement la paix sur notre continent. Je vous souhaite un bon retour à la maison.

Clottu-Favre: Qui succédera au successeur ?

L’élection complémentaire au Conseil d’Etat, c’est pour ce week-end. Beaucoup d’entre nous ont déjà voté par correspondance, car c’est bien connu, le dimanche de la Fête des Vendanges n’est pas le moment le plus approprié pour accomplir son devoir de citoyen le plus efficacement.

Une question me taraude… Si Laurent Favre ou Raymond Clottu est élu, qui est-ce qui le remplacera au Conseil National ?

Le choix que nous devons faire ce week-end impactera doublement la politique de notre canton, car outre un nouveau conseiller d’Etat, nous aurons également un nouveau représentant au Conseil National.

Une recherche dans les archives indique que le prochain vient-ensuite de la liste PLR est Pierre-André Monnard, actuel conseiller communal en ville de La Chaux-de-Fonds et député au Grand Conseil.

Pierre-André Monnard

Du côté UDC, c’est Daniel Haldimann, ancien député au Grand Conseil et employé fédéral aux douanes.

Haldimann_Daniel

Je ne connais ni l’un ni l’autre de ces messieurs personnellement, mais je pense qu’ils doivent avoir un sentiment étrange en cette veille d’élection.

Allez voter, choisissez votre candidat favori, et n’oubliez pas que ce vote aura également un impact sur la représentation de notre canton aux chambres fédérales !

Transparent vaut mieux que translucide

Le 2 juin 2014, lors de la séance du conseil général, je faisais part du mécontentement du groupe PLR suite à l’adjudication sans offre publique d’un droit de superficie à une coopérative d’habitants. (Rapport 14-010)
Notre groupe a refusé le projet non pas sur son aspect social et écologique, mais à cause du manque total de transparence autour de ce projet. L’adjudication s’est fait de gré à gré entre le Conseil Communal et une coopérative d’habitants fort bien représentée au niveau du groupe PVS. Il n’y a pas eu d’appel d’offres publiques, ni de critères définis pour l’adjudication de ce droit de superficie.

Je reste persuadé que si le Conseil Communal avait agi dans la lumière, d’autres dossiers auraient permis de sélectionner une coopérative répondant aux critères financiers, sociaux et urbanistique d’un tel projet. Peut-être la coopérative en question aurait-elle également remporté l’adjudication, mais sur des critères clairs et transparents, empêchant tout soupçon de favoritisme.

J’avais annoncé lors de cette intéressante séance le dépôt d’une proposition de modification du règlement communal pour permettre d’éviter que l’adjudication de gré à gré de droit de superficie devienne la règle. C’est chose faite, nous en débattrons le 27.10.2014.

Déprime d’assurances

Les primes d’assurances coûtent trop cher aux rares contribuables du canton qui peuvent doivent encore les payer en plein. C’est un fait. Chaque mois, une douloureuse de plusieurs centaines de francs qui nous permet d’attendre plusieurs heures aux urgences de notre hôpital neuchâtelois si par malheur il nous arrive un pépin.

Les prestations de bases de la LAMAL sont fixées au niveau fédéral. Pourquoi existe-t-il dès lors une telle diversité de prime pour couvrir ces mêmes risques ? Une recherche rapide sur un comparateur m’indique qu’en ce qui me concerne, il existe plus d’une cinquantaine d’offres variant de 271 à 478 CHF par mois « pour la même prestation » ?

Je me suis longtemps posé la question. J’étais presque convaincu par les arguments des supporters de l’initiative pour une caisse maladie publique (http://www.caissepublique.ch/). Puis tout d’un coup, j’ai fini par comprendre.

J’ai compris que d’une part le système actuel n’est pas parfait, mais que la solution proposée ne le serait pas non plus. La caisse publique va créer un « Machin » (pour paraphraser un Grand Homme), qui nous tiendra à sa botte, sans possibilité de s’en sortir. Vous n’êtes plus content de votre caisse ? Pas de chance, vous ne pouvez plus changer. Vos primes augmentent ? Pas de chance, vous ne pouvez plus changer. Vous estimez que les prestations ne sont pas correctement remplies ? Pas de chance, vous n’avez plus le choix.

Oui, certaines caisses maladies abusent dans leur tarifs, dans leur publicité et dans la rémunération de certains de leurs cadres. Tant mieux, cela nous permet de signaler notre désaccord en changeant de caisse.

Je sais qu’en refusant l’initiative je garderai un petit peu d’autonomie. Pas beaucoup, la LAMAL étant ce qu’elle est, mais au moins, je garderai un levier qui me permettra de pouvoir m’exprimer vis-à-vis de mon assurance.