Après 1848, un nouveau roi ?

L’affaire pourrait prêter à sourire : Jonas Lauwiner, autoproclamé « Roi de Suisse », aurait entrepris de revendiquer plusieurs parcelles sans maître dans le canton de Neuchâtel. Neuf terrains seraient concernés : ici quelques mètres carrés, là un bout de route, une cour intérieure ou une bande de terrain oubliée.

Sur le papier, cela ressemble presque à une anecdote folklorique. Dans les faits, c’est un vrai problème juridique.

Je n’ai rien contre les personnages hauts en couleur. Mais je ne souhaite pas que des terrains neuchâtelois, même modestes, puissent tomber entre les mains d’un farfelu simplement parce qu’un trou juridique n’a pas été comblé à temps. Le patrimoine foncier de notre canton, y compris lorsqu’il s’agit de petites parcelles sans grande valeur apparente, mérite mieux qu’une chasse au trésor cadastrale menée par un souverain autoproclamé.

C’est pour cette raison que j’ai interpellé le Conseil d’État lors de la séance du Grand Conseil. Ma question est simple : des travaux législatifs sont-ils en cours pour éviter qu’à la suite d’une déréliction, un bien immobilier ne devienne « sans maître » et puisse être acquis par un tiers ? Et, si oui, quelle solution est privilégiée : attribution à la commune, au canton, ou mise en place d’une procédure formelle d’annonce et d’inscription ?

Les services de l’État ont pour l’heure refusé ces acquisitions, et l’affaire est pendante devant le Tribunal cantonal. Il ne s’agit donc pas de commenter la procédure en cours, mais bien de tirer une leçon politique de cette situation insolite.

Mon objectif est clair : protéger le patrimoine neuchâtelois et inviter les autorités cantonales à boucher rapidement ce trou juridique. Même les petits bouts de terrain méritent un cadre clair. Et le registre foncier ne devrait pas devenir le terrain de jeu d’un roi sans royaume.

Article Arcinfo : Biens sans maître: le faux roi bernois convoite neuf parcelles neuchâteloises

C’est parti les amis !

Première session de la nouvelle législature, première journée officielle, et forcément un petit pincement au cœur.

La journée a débuté à la Collégiale de Neuchâtel, dans un cadre à la fois solennel et rassembleur, avant de se poursuivre au Château avec la validation des résultats des dernières élections par le Grand Conseil. Puis est venu le moment de l’assermentation : quelques mots, un geste, mais surtout un engagement fort.

Je tiens donc à remercier encore une fois très chaleureusement les électrices et électeurs qui m’ont accordé leur confiance. C’est un honneur, mais aussi une responsabilité que je mesure pleinement.

Je suis prêt à m’engager avec énergie, sérieux — et bonne humeur, évidemment — pour défendre les idées et les valeurs qui me sont chères : une politique proche du terrain, pragmatique, attentive à la classe moyenne, aux PME et à celles et ceux qui font vivre notre canton au quotidien.

C’est parti les amis. Le travail commence, et je m’y réjouis !

Un grand merci pour votre confiance

Le 23 mars dernier, vous avez été 10’571 électrices et électeurs à me faire confiance lors des élections cantonales. Grâce à votre soutien, j’ai l’honneur d’avoir été élu député suppléant au Grand Conseil neuchâtelois. Je tiens à vous adresser un merci sincère et chaleureux pour cette marque de confiance.

C’est avec beaucoup de gratitude et de détermination que je me prépare à entrer en fonction dès le 27 mai prochain. Ce mandat, je l’envisage comme une opportunité précieuse de défendre avec engagement les valeurs et les priorités qui m’animent depuis le début de mon parcours politique.

Je suis convaincu que notre canton a besoin d’une politique proche du terrain, à l’écoute des réalités quotidiennes de ses habitantes et habitants. C’est dans cet esprit que je souhaite contribuer aux travaux du Grand Conseil, en portant une attention particulière à deux enjeux majeurs :

Le soutien à la classe moyenne neuchâteloise, d’abord. Trop souvent mise sous pression, cette partie essentielle de notre population mérite une attention accrue. Elle doit pouvoir vivre dignement, assumer les charges du quotidien sans renoncer à ses projets, et retrouver des perspectives stables dans un environnement en constante évolution.

Ensuite, la défense de nos PME, véritables piliers de notre tissu économique. Elles représentent non seulement une source d’emplois et d’innovation, mais aussi un lien vital entre les régions de notre canton. Je souhaite œuvrer pour des conditions-cadres simples et efficaces, permettant à ces entreprises de se développer sereinement et de continuer à jouer pleinement leur rôle.

Je me réjouis de débuter ce mandat avec une volonté claire : mettre mes compétences et mon énergie au service de l’intérêt général, dans un esprit constructif, rigoureux et respectueux du débat démocratique. Je resterai attentif aux préoccupations du terrain, en gardant un lien constant avec celles et ceux qui m’ont accordé leur confiance.

Je vous remercie encore très sincèrement pour votre soutien. Cette élection est le début d’un engagement renouvelé, au service de notre canton et de ses habitants. Je suis prêt à m’y consacrer pleinement.

À très bientôt,

Jérôme Bueche

Candidat pour 2025 !

Après une pause “paternité” fort bienvenue, je me représente à nouveau pour le Grand Conseil.

Convaincu que la classe moyenne et les PME sont le moteur de notre prospérité, je m’investis pour des solutions pragmatiques qui simplifient la vie de nos concitoyens. Nous devons garantir un filet social efficace sans encourager l’assistanat, créer des emplois attractifs et moderniser notre système parascolaire, nos infrastructures sportives et notre médecine de proximité.

 

En tant que chef de projets, je sais qu’il faut des solutions concrètes et applicables, pas des promesses irréalistes. Avec votre soutien, je mettrai mon énergie au service d’un Canton de Neuchâtel dynamique, innovant et tourné vers l’avenir.

Oui à une augmentation des rentes AVS!

Comme vous l’avez certainement vu, l’Assemblée des Délégués du PLR a très largement dit non à l’initiative pour une 13e rente AVS. Très largement ne signifie pas à l’unanimité et comme je représente la moitié des dissidents qui ont soutenu ce texte je voulais – en toute transparence – expliquer mes motivations dans les colonnes du journal “Libertés neuchâteloises” ainsi que sur mon blog.

Comme fils, comme ami et comme citoyen, je constate une paupérisation des aînés dans notre pays. Cela me désole, parfois cela me choque !

L’AVS, un système mis en place en 1948 sous l’impulsion du Conseiller fédéral radical Walther Stampfli, n’a que peu évolué depuis son introduction. Actuellement, la rente maximale pour une personne seule s’élève à CHF 2450 pour une personne seule ou CHF 3675 pour un couple marié[1]. Sur cette rente, il faudra enlever environ 498 CHF[2] de primes LAMAL obligatoire par personne, un loyer, et, s’il reste quelques sous, de quoi se nourrir. 

Le second pilier, obligatoire seulement depuis l’introduction de la LPP en 1985, apporte un peu de beurre dans les épinards, permet quelques loisirs. Quant au 3e pilier, il reste peu utilisé par les contribuables ; environ un tiers des ménages se constitue un pécule[3]. Ainsi, seule une minorité d’aînés peut profiter de la prévoyance individuelle. 

Bref, le portemonnaie des séniors est vide et cette initiative, même si elle n’est pas parfaite, pourrait apporter un peu de baume au cœur à l’ensemble de nos retraités. D’ailleurs lors des débats actuels, ce besoin d’adapter les rentes aux coûts actuels de la vie n’est jamais contesté. La seule argumentation de notre parti et des autres partis bourgeois est la conséquence financière d’une telle adaptation. Là mon sang ne fait qu’un tour ! Il faut vraiment avoir fait HEC Saint-Gall pour comprendre que donner davantage d’argent coûtera plus cher à la collectivité ! Bien sûr que tout à un prix ! Percer des tunnels dans les Alpes coûte quelque chose, soutenir le cinéma suisse a son prix… et même la coopération internationale coûte 3,8 milliards de francs par année[4] à la Suisse. Toutes les décisions politiques ont un impact financier, direct ou indirect, positif pour les uns et négatif pour les autres. Le constat pour le portemonnaie de grand-maman est le même que pour notre efficace ministre des Finances. On n’invente pas l’argent que l’on n’a pas. Donc, il faut fixer les priorités. L’une doit se contenter d’un cervelas au lieu d’un filet mignon, la seconde pourra, en cas d’acceptation, fixer les stratégies d’investissement et de répartition des charges pour garder son budget à l’équilibre. De mon côté, j’estime que nous devons faire honneur aux efforts humanistes des Radicaux de l’époque et soutenir une adaptation nécessaire des rentes du 1er pilier !

(Texte paru dans “Libertés neuchâteloises” le 16 février 2024)


[1] https://www.bsv.admin.ch/bsv/fr/home/glossar/maximalrente.html

[2] https://www.ne.ch/autorites/DECS/SASO/assurance-maladie/Pages/accueil.aspx

[3] https://www.bsv.admin.ch/dam/bsv/fr/dokumente/themenuebergreifend/statistiken/SVS_Säule_03.xlsx.download.xlsx/SVS_Säule_03.xlsx

[4] https://www.efv.admin.ch/dam/efv/fr/dokumente/Finanzberichte/finanzberichte/rechnung/2022/band1-2022.pdf.download.pdf/SR%20Staatsrechnung%20-%20Band%201%20-%20FR.pdf