Comme la majorité des tireurs du canton, l’annonce de l’aboutissement du référendum contre la révision de la loi sur les armes me fait plaisir. D’une part parce que je suis attaché à notre système de démocratie directe où le peuple peut avoir le dernier mot sur un objet d’intérêt national et d’autre part, car on pourra débattre de nos traditions, de notre rapport aux armes et surtout de notre envie de rester dans le cadre des accords de Schengen et de Dublin.
La libre circulation des personnes proposée par l’accord de Schengen apporte des avantages indéniables, tant pour les citoyens comme touristes que pour l’économie suisse. Une étude réalisée pour la Confédération estime qu’une sortie de Schengen pourrait avoir un impact négatif de 3.7 % sur le PIB et de 5.6 % sur les exportations. Schengen fait du bien à l’économie et ce sera là l’un des principaux arguments de la campagne en faveur de la révision de la loi sur les armes. Mais comment peut-on parvenir à une équation qui mêle exportations et plaisir de tirer ? J’aime ma liberté de mouvement en Europe, je souhaite que les industries d’exportations suisses puissent profiter de facilités dans leurs échanges commerciaux, mais je n’aime pas être vu comme un criminel parce que je possède des armes traditionnelles qui seront bientôt proscrites.
Le tir sportif est une discipline qui nécessite de la concentration, du calme et de la maîtrise de soi. Cette discipline constitue une grande tradition au sein de notre pays. La fédération sportive suisse de tir compte plus de 130’000 membres et 2’600 clubs. Si l’on rajoute les tireurs occasionnels et les collectionneurs, on constate qu’il n’y a pas que « 2-3 fêlés de la gâchette » qui apprécient ce sport. La tradition helvétique de la remise de l’arme de service au militaire après l’accomplissement de ses obligations est également mise à mal. Le Conseil fédéral a effectivement trouvé un « compromis » qui permet au citoyen-soldat de garder son arme après son service, mais cette dernière deviendra interdite s’il souhaite la transmettre à ses enfants ou en cas d’héritage. Je tiens également à rappeler que les armes automatiques sont déjà interdites en Suisse et que les armes qui ont malheureusement servi pour les attentats en France ou en Belgique ces dernières années étaient déjà parfaitement illégales. La nouvelle loi telle que proposée ne propose donc pas de solution concrète pour empêcher l’accès aux armes par des criminels et des terroristes, mais ne fait que criminaliser les citoyens qui souhaitent garder l’arme de service du papa.
Le débat s’annonce passionné et passionnant. Le référendum qui nous attend opposera malheureusement deux thèmes qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. La liberté de mouvement contre celle de posséder une arme, c’est un choix difficile pour le PLR-tireur que je suis. Quel que soit le résultat des urnes, nous perdrons une part essentielle de ce qui fait de nous des Suisses.
(Texte publié dans “Libertés Neuchâteloises” du 17.01.2019)



Dans son rapport de législature 2018-2021, le Conseil communal revient avec l’idée qu’il avait déjà tentée de faire passer en douce avec le projet de fusion de 2016 : créer des assemblées citoyennes “pour sentir le pouls de la population”. Ces assemblées, auxquelles tous les habitants, y compris ceux qui n’ont pas le droit de vote, pourraient participer. Elles serviraient à débattre « officiellement » des sujets qui préoccupent les citoyens et à transmettre des requêtes et propositions au Conseil général ou au Conseil communal. Bien entendu, les réunions bénéficieront de l’appui des services de la Ville pour la logistique, la préparation, la convocation et la transmission de demandes aux autorités législatives ou exécutives.